Made in Europe : une avancée pour l’automobile, mais pas pour la sidérurgie

Rédigé le 04/03/2026


Made in Europe : une avancée pour l’automobile, mais pas pour la sidérurgie

Après cinq reports, la Commission européenne a enfin rendu publiques ses propositions pour le « Made in Europe », dont l’objectif est de permettre à notre industrie de faire face à la concurrence de pays qui ne respectent pas nos normes sociales et environnementales, au premier rang desquels figure la Chine. 

La principale mesure est l’instauration d’une « préférence européenne » : les entreprises de secteurs stratégiques bénéficiant d’aides publiques auront l’obligation d’intégrer dans leurs produits un pourcentage minimal de composants d’origine européenne. Le secteur automobile, qui est l’un des plus menacés par la concurrence faussée actuelle, fait évidemment partie des secteurs concernés. Concrètement, 70 % de composants locaux, en plus de la batterie, devront être de fabrication européenne pour les véhicules électriques.  

Ce projet de loi européen appelé « accélération industrielle » devra être approuvé par les États membres et le Parlement européen avant d’être mis en œuvre. Le commissaire en charge de la stratégie industrielle, Stéphane Séjourné, a affirmé lors de la présentation du texte que l’objectif de l’UE était de « ramener l’industrie à 20 % du PIB européen d’ici 2035, contre 14 % aujourd’hui ». 

FO Métaux salue cette avancée essentielle pour notre industrie automobile car elle constitue un premier pas vers le protectionnisme intelligent que nous appelons de nos vœux depuis longtemps. En revanche, nous regrettons que ce texte ait manqué un objectif majeur : sauver notre sidérurgie. Des secteurs comme le BTP et les constructeurs automobiles devront en effet se fournir en ciment et en aluminium européens, mais ils n’auront pas l’obligation d’utiliser de l’acier européen. L’UE a certes lancé un plan de soutien pour la sidérurgie, qui devrait être adopté prochainement, mais intégrer l’acier dans le dispositif « Made in Europe » aurait constitué un pas en avant essentiel. Nous ne baissons pas les bras pour autant : nous continuerons à réclamer un moratoire sur certaines normes environnementales et à agir à tous les niveaux pour préserver notre secteur sidérurgique.

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Industrie automobile européenne : l’heure n’est plus aux reports, mais à l’action

Rédigé le 03/03/2026


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Industrie automobile européenne : l’heure n’est plus aux reports, mais à l’action

Pour la cinquième fois, les annonces sur le projet de loi relatif à l’accélération industrielle de la Commission européenne ont été reportées. Ce texte majeur, destiné à faire face à la concurrence faussée de pays qui ne respectent pas les mêmes normes sociales et environnementales que les nôtres, en particulier la Chine, devait être présenté jeudi 26 février, mais le sera finalement jeudi 4 mars. À moins d’une énième reculade ? 

Ce projet, très attendu par l’ensemble de la filière automobile, doit notamment fixer un seuil de contenu « made in Europe » pour les véhicules électriques et, plus largement, instaurer une préférence européenne dans les secteurs stratégiques. Cette orientation va dans le bon sens, mais elle ne suffit pas à elle seule : un contenu local européen ne garantit pas, mécaniquement, des débouchés et des protections pour les entreprises françaises qui ont déjà délocalisé une part de leur production au sein de l’Union, ni pour les sites et l’emploi en France. 

À l’heure où le groupe Stellantis a annoncé 22,3 milliards d’euros de pertes pour l’année 2025, où les équipementiers automobiles européens ont perdu 100 000 emplois ces deux dernières années et où des dizaines de milliers de postes sont menacés à court terme, la situation n’a jamais été aussi grave. Pour FO Métaux, il faut donc aller plus loin : compléter l’ambition européenne par des mesures concrètes de protection et de soutien à l’industrie nationale française, afin de sécuriser l’activité, l’investissement, les chaînes de valeur et l’emploi sur notre territoire.  

Selon l’Observatoire Cetelem, 48% des Français se disent prêts à privilégier une production locale, y compris si cela coûte plus cher. Pourquoi cette aspiration à reprendre la main sur notre destin économique n’est-elle pas pleinement intégrée aux choix publics et aux règles du marché ? Des territoires entiers vivent de la filière automobile, qui est un des piliers de notre base productive. Que deviendront-ils si nous laissons ce secteur stratégique s’effacer, sous l’effet de règles faussées et d’une concurrence qui ne joue pas à armes égales ? 

Ici, il ne s’agit plus seulement de compétitivité ou de chiffres : c’est notre souveraineté industrielle, notre capacité à produire, innover et décider sur notre sol, ainsi que la cohésion sociale et l’équilibre territorial du pays, qui sont en jeu.  

Les réponses se doivent donc d’être à la hauteur de cet enjeu vital. 

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Salaires minima et épargne salariale : des résultats concrets pour les salariés de la métallurgie

Rédigé le 20/02/2026


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Salaires minima et épargne salariale : des résultats concrets pour les salariés de la métallurgie

– COMMUNIQUÉ DE PRESSE –  Paris, le 20 février 2026

FO Métaux a signé l’accord relatif aux Salaires Minimaux Hiérarchiques pour l’année 2026, qui prévoit une augmentation moyenne de 0,9 %.

Dans un contexte marqué par une inflation contenue, établie à 0,3 % en janvier 2026 et à 0,9 % en moyenne sur l’année 2025, cet accord contribue à préserver le pouvoir d’achat des salariés de la métallurgie, en particulier dans les petites et moyennes entreprises où les minima conventionnels jouent un rôle structurant dans la formation des rémunérations.

FO Métaux a également signé les cinq accords de branche relatifs à la participation, à l’intéressement, au Plan d’Épargne Interentreprises (PEI), au Plan d’Épargne Retraite Collectif Interentreprises (PERECOI) ainsi qu’à la gouvernance de la Commission Paritaire de Suivi.

Ces accords répondent à une réalité bien connue. Aujourd’hui, seuls 12 % des entreprises de 10 à 49 salariés disposent d’un accord d’intéressement et à peine 5,6 % d’un dispositif de participation.

L’enjeu est donc clair : permettre aux salariés des petites structures d’accéder, eux aussi, à ces dispositifs.

Pour ce faire, les accords prévoient des modalités de mise en œuvre simplifiées, adaptées aux PME, un cadre de gestion sécurisé pour l’épargne retraite ainsi que la création d’une Commission Paritaire de Suivi chargée de veiller au bon fonctionnement des dispositifs. Ils ouvrent également la possibilité d’orienter une partie de l’épargne vers des supports contribuant au financement de l’économie productive et de l’industrie.

Un principe essentiel demeure toutefois intangible : l’épargne salariale constitue un complément de rémunération et ne peut en aucun cas se substituer au salaire, qui reste le fondement de la reconnaissance du travail et du pouvoir d’achat

Pour FO Métaux, ces accords de branche représentent des avancées concrètes pour les salariés, en particulier dans les plus petites entreprises. Sur les salaires comme sur l’épargne salariale, la priorité reste d’obtenir des mesures utiles, applicables et directement perceptibles sur la fiche de paie ou dans la constitution d’une épargne.

Ces accords illustrent également le rôle essentiel du dialogue social de branche, qui doit rester un levier concret pour apporter des réponses aux salariés comme aux entreprises.

FO Métaux, hier comme aujourd’hui, le syndicat de la fiche de paie.

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Industrie automobile : 33 % des effectifs ont disparu en France depuis 2010

Rédigé le 13/02/2026


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Industrie automobile : 33 % des effectifs ont disparu en France depuis 2010

Nos alertes sur les menaces qui pèsent sur notre industrie automobile ne cessent malheureusement d’être confirmées par les chiffres. Selon l’Insee, en France les effectifs ont chuté de 33 % entre 2010 et 2023. Durant cette période, le nombre d’emplois est passé de 425 500 à 286 800, soit une perte de 139 000 équivalents temps plein. Cette diminution concerne l’ensemble de la filière automobile. Les fournisseurs (équipementiers, carrossiers, fabricants de composants) ont perdu 92 700 emplois, tandis que les constructeurs en ont perdu 46 000. L’Insee précise que ces destructions d’emplois ont été engendrées par la baisse des ventes, les fermetures d’usines et les délocalisations.  

Si ces chiffres confirment nos analyses, le plus inquiétant tient à l’accélération de la tendance depuis 2023. Sans une stratégie industrielle véritablement ambitieuse, cette spirale infernale se poursuivra. La France doit impérativement mettre tout en œuvre pour préserver un niveau de production élevé sur son sol et renforcer la part de contenu local. Dans cette optique, il est notamment urgent de conditionner les aides publiques à des contreparties exigeantes en matière d’emploi, de formation et de production sur notre sol, de mettre en œuvre un véritable mécanisme de défense commerciale face aux importations asiatiques, ou encore d’instaurer un tarif électrique compétitif pour les sites de production. Il n’y a pas de fatalité : si nous créons les conditions, notre filière automobile peut continuer à produire, innover et créer de la valeur sur notre territoire. 

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Solde négatif : la France ferme plus d’usines qu’elle n’en ouvre

Rédigé le 09/02/2026


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Solde négatif : la France ferme plus d’usines qu’elle n’en ouvre

Malgré nos nombreuses alertes, la réalité d’une nouvelle phase de désindustrialisation ne cesse de se confirmer par des chiffres concrets. Selon le cabinet Trendeo, la France a connu davantage de fermetures que d’ouvertures d’usines en 2025. Le solde négatif est de -63, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis 2013. Le solde était déjà négatif en 2024 (-15), mais la dégradation s’est nettement accentuée. Le cabinet Trendeo précise que toutes les catégories d’entreprises ouvrent moins d’usines, avec un décrochage particulièrement marqué chez les PME. Certaines activités, comme l’aéronautique, sont préservées mais bien d’autres secteurs de la métallurgie sont frappés de plein fouet par ce phénomène. Un chiffre résume tout : la France ne produit plus que 38 % de ce qu’elle consomme. Tout indique que la situation va grandement empirer si rien ne change.   

Le mouvement de réindustrialisation que les pouvoirs publics ont affirmé vouloir impulser semble désormais totalement à l’arrêt. Une partie de la classe politique en a pris conscience. Clément Beaune, le Haut-commissaire à la Stratégie, a lui-même affirmé ce lundi que notre industrie était en « danger de mort ». Mais une prise de conscience est inutile si elle n’est pas suivie d’actes. Au niveau national et européen, des mesures ambitieuses doivent être mises en œuvre : un moratoire sur les normes de décarbonation pour certains secteurs comme la sidérurgie, le conditionnement des aides publiques au maintien des emplois sur le territoire, une réelle politique de souveraineté industrielle ou encore des réformes d’envergure pour préserver notre production automobile en tirant parti de la transition électrique. Nous l’avons déjà dit et nous le répéterons tant que les pouvoirs publics n’auront pas tiré les conclusions qu’impose la situation actuelle : l’espoir ne fait pas vivre, seule une action à la hauteur peut infléchir la spirale actuelle

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