Dans le monde d’après

Dans le monde d’après, le dialogue social, la concertation et la solidarité devront être la norme dans toutes les entreprises pour que l’intérêt général prime sur les petits intérêts particuliers.

Dans le monde d’après, une révolution fiscale à l’échelle internationale devra mette fin à la sempiternelle course aux délocalisations pour empêcher certaines entreprises de quitter un pays dès qu’elles doivent payer décemment leurs salariés.

Dans le monde d’après, les grands groupes industriels devront accepter de payer un juste tribut à la solidarité nationale pour aider les sous-traitants.

Dans le monde d’après, les entreprises françaises devront comprendre qu’elles peuvent mettre leur savoir-faire au service d’une industrie propre tout en demeurant compétitives.

Dans le monde d’après, les organisations patronales ne devront plus chercher à imposer de faire travailler d’avantages les Françaises et Français mais accepter de miser sur la formation et les créations d’emplois pour relancer l’économie.

Dans le monde d’après, les dirigeants d’entreprises de la métallurgie devront prendre conscience que le bien-être au travail est le meilleur atout pour optimiser leurs résultats économiques.

Dans le monde d’après, les pouvoirs publics devront mettre en œuvre cette « indépendance industrielle de la France » que le chef de l’État avait appelé de ses vœux durant le confinement.

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Allocution du président de la République et Conseil des ministres : réaction FO

La confédération FO retient de l’intervention du président de la République que pour l’heure, la consigne au confinement le plus strict demeure et cela jusqu’au 11 mai.

Les quelques signes de ralentissement de la progression de l’épidémie demandent la plus grande prudence, avait d’ailleurs souligné le Premier ministre lors de la réunion en téléconférence vendredi 10 mars.

La référence aux secteurs qui « doivent pouvoir produire et l’ont largement fait depuis un mois » doit être interprétée, selon FO, comme la nécessité de se concentrer sur les activités essentielles.

Cela va, a contrario des pressions, à une reprise aussi vite que possible des activités non indispensables et au « travailler plus ». Or, dans ses échanges permanents avec ses syndicats dans les départements et divers secteurs d’activité, FO constate que cette pression se fait plus prégnante tant de la part d’employeurs que des pouvoirs publics.

En effet, en l’absence de traitement et de vaccins, et tant que demeure présente l’épidémie, privilégier la santé de la population exige d’abord de s’assurer de la mise en œuvre des moyens de protection suffisants et d’organisations du travail assurant le respect strict des gestes barrières.

Cela pose, à nouveau la question des masques, gants, blouses, procédés de désinfection réguliers, des tests et de leurs usages, qui, n’étant pas résolue aujourd’hui, sera plus grande encore le moment venu d’une reprise. FO estime qu’une reprise ne pourra être que progressive et répondant à des impératifs qui ne peuvent plus être ceux des profits à tout prix, et surtout pas au risque de la santé.

Ces conditions sont posées spécifiquement dans un environnement, lui-même particulier et complexe, qui est celui de l’école où la santé, tant des enfants, des parents que des personnels enseignants et non enseignants, doit être la priorité.

FO a aussi soulevé, encore ce mardi, lors d’une réunion avec la ministre du Travail, les questions que poseront les moyens de transports en commun et de restauration collective.

FO estime en conséquence que l’objectif que « le 11 mai, il s’agira de permettre au plus grand nombre de retourner travailler » soulève beaucoup de questions, aujourd’hui sans réponses concrètes. Avec l’ensemble des fédérations, unions départementales et syndicats, FO sera particulièrement vigilante, comme elle l’est depuis le début de la crise sanitaire, pour que la priorité à la santé l’emporte systématiquement.
Encore une fois, FO tient à balayer le cliché de salariés se complaisant dans le confinement et l’activité partielle, ou celui de l’irresponsabilité vis-à-vis des conséquences économiques qui seront autant de conséquences pour l’emploi. Nombre des salariés en activité partielle, en dessous du salaire médian mensuel (1750 € net), ont vu leur paie amputée de 15 à 20% et par conséquent sont confrontés à des fins de mois difficiles, inquiets pour leur emploi demain, et plus encore pour leur santé. Nombre de salariés sont en télétravail dans des conditions non préparées, et beaucoup dans un environnement demandant d’associer travail à distance et aide à l’éducation des enfants. Nombre d’intérimaires, CDD non renouvelés, demandeurs d’emploi sont sans perspective immédiate.

Quant aux décisions du Conseil des ministres, FO note avec satisfaction les dispositions concernant la prolongation et l’élargissement de l’activité partielle, l’augmentation de la garantie de l’Etat sur le financement de l’Unedic, en cohérence avec le prolongement du confinement. FO prend acte de l’aide exceptionnelle, en faveur d’une aide « pour les plus fragiles et démunis », allocataires RSA et ASS et bénéficiaires APL qui ont des enfants, cependant trop modeste.

Le décret actant le report de la dégressivité de l’allocation chômage et la noninclusion de la période de confinement dans le calcul des droits est également le résultat des interventions des syndicats. Mais ces mesures ignorent ceux qui étaient en fin de droits avant la fin du mois de mars, recalés par la réforme de novembre faute d’avoir travaillé six mois pour prétendre à une indemnisation.

Cela démontre, s’il en était encore besoin, la nécessité de l’abandon de la réforme de l’assurance chômage décrétée par le gouvernement et le retour aux dispositions de la convention négociée en 2017.

FO souligne que les dispositions visant à raccourcir tous les délais de procédure indispensables à l’entrée en vigueur des accords collectifs peuvent sembler utiles dans le contexte actuel. Mais le champ des accords visés par cette dérogation est très large et peut représenter un risque dans la mesure où un grand nombre de thèmes pourraient en faire l’objet. Qui plus est, en cas d’accord minoritaire, si un referendum est organisé, nos syndicats auront peu de temps pour alerter les salariés concernés sur les impacts de l’accord

Dans la Fonction publique, FO ne peut que déplorer et contester l’annonce des décisions relatives à l’imposition de jours de congés et de repos compensateurs sans même une concertation avec les organisations syndicales, contrairement à ce qui est exigé dans le secteur privé où une négociation et un accord sont requis. FO ne peut que déplorer une telle attitude du gouvernement quand le président semblait reconnaître lundi dernier l’engagement des fonctionnaires.

FO attend enfin que se concrétisent effectivement les propos du président de la République concernant le système de santé, l’hôpital en particulier, la reconnaissance et l’inversion des valeurs des métiers très souvent en bas de l’échelle et particulièrement mobilisés aujourd’hui.

Paris, le 15 avril 2020

Yves Veyrier (FO) : « Un système de protection sociale n’est pas un coût, c’est une richesse »
Quelles seront les conséquences sociales de la crise du coronavirus ? Entretien avec Yves Veyrier, secrétaire général du syndicat Force ouvrière (FO).
Par Baptiste Legrand Publié le 11 avril 2020 à 10h00

La crise sanitaire est aussi une crise économique et sociale. L’épidémie de coronavirus a plongé la France en récession et nul ne sait comment l’activité repartira. Quelles seront les conséquences pour les travailleurs ? « L’Obs » a interrogé les principaux responsables syndicaux. Entretien avec Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière (FO).
Lorsque la catastrophe sanitaire due à la pandémie de Covid-19 sera enfin derrière nous, il faudra encore faire face à ses conséquences économiques et sociales… Comment anticipez-vous ce moment ?
La crise aura d’abord révélé que nos sociétés modernes ne sont pas à l’abri et qu’il nous faut revoir la façon dont on considère nos politiques de santé, en les considérant non pas à travers un prisme économique, mais humanitaire. Il faut soigner « quoi qu’il en coûte », c’est certain, mais en permanence, et non pas seulement le temps d’une crise. Cela implique de revenir sur les choix politiques de ces trente dernières années obsédées par le coût budgétaire de la santé et la transformant en bien de consommation. La santé, c’est un bien public, ce n’est pas un marché. On le constate aussi dans les Ehpad, où il existe beaucoup de structures privées, profitables, mais dont la qualité est inégale.
Et au-delà du secteur de la santé ?
Nous voyons bien qu’il est impossible de faire face à la crise sanitaire sans mobiliser l’ensemble des services publics. Les travailleurs des régimes spéciaux ont été trop souvent stigmatisés, mais heureusement qu’ils sont là pour garantir l’approvisionnement énergétique, à commencer pour les hôpitaux !
On s’aperçoit aussi de l’importance des femmes de ménages, des gardes d’enfants, de personnes âgées ou handicapées, tous ces services à la personne… Sans eux, sans cette aide, payée au smic et à temps partiel, les jeunes cadres dynamiques ne peuvent pas exercer leurs professions aux rémunérations bien plus élevées. Ce sont des métiers indispensables – et nous le disions bien avant la crise sanitaire – qui ont plus d’importance, par exemple, qu’un trader sur les marchés financiers.

Ces métiers doivent être reconsidérés, ce qui suppose d’investir en termes de formation et de qualification, au niveau des exigences qu’ils requièrent, et les rémunérer à la hauteur. Il y a aussi tous les métiers de services sous-traités (nettoyage, sécurité), les transports et la manutention, les caissières…
Cela suppose d’accepter un coût supplémentaire ? Un particulier doit mieux rémunérer sa femme de ménage ?
Ce n’est pas un coût dès lors que cela passe par une révision de notre modèle économique. Car on fait face à la crise sanitaire aujourd’hui… mais il y a aussi une crise environnementale et climatique ! Il faut revoir notre modèle en faisant en sorte que la justice sociale en soit l’objectif principal.
Faut-il revoir notre modèle économique ?
Je pense bien sûr à la relocalisation de la production, mais ce n’est pas le seul enjeu. Il faut faire en sorte que l’organisation de l’économie mondiale ne s’appuie pas sur la recherche du moindre coût du travail. Cela passe par des normes. C’est après une autre grande crise, la Première Guerre mondiale, que nous avons créé l’OIT (Organisation internationale du Travail). Et c’est ainsi qu’il y a cent ans, a été établie la semaine de 48 heures – j’ai d’ailleurs eu l’occasion de le rappeler à Emmanuel Macron alors que le gouvernement voudrait faire travailler de façon dérogatoire jusqu’à 60 heures par semaine. Nous pensons que le progrès et la justice sociale se gagnent de façon coordonnée au niveau international, ce n’est pas accessoire, et c’est pour cela que FO est engagée depuis toujours aux niveaux européen et international.
Il faut aussi préserver les protections sociales là où elles existent, et d’abord en France. C’est un combat que mènent les syndicats depuis longtemps. En France, on ne sélectionne pas la personne qu’on soigne en fonction de sa carte bancaire ! Un système de protection sociale n’est pas un coût, c’est une richesse.
On peut vous reconnaître une certaine constance dans vos propos… mais jusqu’à présent vous avez été peu entendu !
Ça dépend ! Prenons la question des retraites. On a mobilisé beaucoup de monde. On a fini par convaincre les Français qu’il faut cesser de faire des réformes dont le seul but serait de réaliser des économies sur le dos des gens. J’espère que le gouvernement va abandonner son projet de retraite universelle par points, tout comme j’espère qu’on va revenir sur la réforme de l’assurance chômage.
Et si la crise sanitaire dure pendant des mois ? S’il faut rester confinés, si les entreprises s’effondrent et que la dette publique explose ? Quel est le scénario de sortie de crise que vous redoutez ?
Le scénario noir, c’est qu’on revienne comme avant, business as usual. Notre rôle d’organisation syndicale, c’est de veiller à ce que cela ne se produise pas. On a été lanceur d’alerte. Même si l’on n’a pas toujours été entendu, on a freiné des évolutions qui nous auraient mis dans des situations encore bien pires. On demeurera intransigeants sur le terrain qui est le nôtre, qui est de représenter les salariés et leurs intérêts. Ça vaut pour la protection sociale, les services publics, les conditions de travail, les rémunérations, la redistribution des richesses produites par l’économie.
C’est pour cela qu’on a prévenu qu’il n’était pas concevable que les grandes sociétés continuent à distribuer des dividendes. On a été insuffisamment entendus. C’est aussi pour cela que nous appelons à une réforme fiscale pour une plus grande progressivité de l’impôt pour mieux redistribuer les richesses. Nous militons aussi pour limiter la spéculation boursière et rediriger les richesses vers l’économie réelle via la taxation des transactions financières.
J’espère qu’on y parviendra. On a créé l’OIT après la Première Guerre mondiale. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, on a bâti la Sécurité sociale. J’espère qu’au lendemain de cette crise, on reviendra à d’autres considérations que les seules considérations économiques et financières. Il n’y a pas de raison d’arrêter le progrès social.

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Courrier de la Fédération du 14 avril à l’UIMM

                                                                                                                                      UIMM 

                                                                                                            Monsieur Hubert MONGON 

                                                                                                            Délégué général 

                                                                                                            56 avenue de Wagram 

                                                                                                            75017 PARIS 

                                                                                                                                  Paris, le 14 avril 2020

Courrier transmis par mail 

Monsieur le Délégué Général,

En cette période de crise sanitaire et de confinement, nous vous rappelons que nous avons tous une responsabilité et que notre priorité en tant que partenaires sociaux de la branche de la métallurgie est de bien faire comprendre aux chefs d’entreprise qui ne travaillent pas dans les secteurs dits « essentiels », que c’est la santé des salariés qui prévaut. Face à cette pandémie, nous devons respecter les consignes de confinement du monde médical en laissant le plus de monde possible chez soi car c’est et cela reste la meilleure solution pour sauver des vies.

Nous portons une revendication pour les salariés qui travaillent dans les entreprises dites essentielles et pour les salariés volontaires qui ont accepté de reprendre le travail, tout en veillant aux conditions de protection irréprochables, l’attribution d’une prime qui ne doit pas se substituer aux augmentations de salaires générales et individuelles. Vous devez, en ce sens, inciter ces entreprises à le faire et à négocier avec les IRP.

Pour les secteurs non essentiels, au lieu de se précipiter dans des reprises d’activités, il faut que nous veillions et anticipions sur plusieurs mois une reprise progressive de l’industrie. En effet, nous savons, et nous en sommes conscients, que pour la trésorerie des entreprises, pour l’investissement et la recherche, il faudra bien à un moment donné reprendre toutes les activités industrielles. Tout comme nous savons tous que l’industrie ne redémarrera pas du jour au lendemain et, selon les secteurs, il serait bon d’essayer d’anticiper par palier et sur plusieurs mois ces reprises, en changeant les process de fabrication et l’environnement pour la santé. Il nous faut dès maintenant repenser à l’organisation du travail, au temps de travail lui-même, pour mieux le partager entre les salariés et éviter les pertes d’emplois pour la survie de toutes les entreprises.

En ces temps de crise sanitaire, nous devons toutes et tous faire des efforts pour soutenir et aider notre industrie, maintenir les emplois et éviter les licenciements. C’est pour cette raison que nous avons accepté la déclaration commune du 20 mars et de négocier et signer l’accord national du 3 avril 2020 portant sur les modalités d’organisation du travail pour faire face à l’épidémie de covid-19. 

Nous souhaitons également, en termes d’exemplarité, que les chefs d’entreprise fassent aussi des efforts en ne versant pas les dividendes aux actionnaires et, déjà à l’instar de quelques-uns, présidents de groupe et de leurs comités exécutifs, qu’ils diminuent leurs rémunérations. Il faut aussi que vous preniez très au sérieux notre revendication au niveau de la branche, d’un fonds de solidarité pour pallier aux difficultés qu’elles soient d’ordre économique ou sanitaire.  

Pour revenir à l’accord national de branche de la métallurgie du 3 avril, nous souhaitons avoir un état des lieux de la situation industrielle des différents secteurs de la métallurgie et des mesures d’urgence prises par les entreprises pour assurer, le jour de la reprise, toutes les conditions nécessaires à un redémarrage tout en assurant la santé et la protection des salariés. Nous vous demandons également, au regard de cet accord du 3 avril, de bien différencier l’application de notre accord pour les entreprises en redressement judiciaire et en PSE afin que les salariés ne soient pas pénalisés. Tout comme nous vous demandons de faire respecter les négociations en cours dans les entreprises, elles doivent être loyales comme nous l’avons spécifié dans notre accord. 

Monsieur le Délégué Général, à travers ce courrier, nous vous livrons notre réflexion pour essayer de contribuer à la reprise de l’industrie face à une crise sanitaire inédite, avec un drame humain et un bilan trop lourd et insupportable en termes de décès. Nous nous devons de ne pas subir et d’anticiper ce qui pourrait être également un drame industriel. Nous avons toujours pris nos responsabilités, mais il faut faire attention et éviter les déclarations abusives du Medef.

Nous pensons que le modèle économique mondial et européen doit être repensé en mettant au cœur l’humain avant la seule logique financière. Notre pays ne doit plus subir les cures régulières d’austérité qui nous ont conduits, dans de nombreux domaines, « droit dans le mur », sans compter certaines réformes néfastes. Les gouvernements successifs ont cassé notre système hospitalier et ils portent une large responsabilité face aux conséquences liées à cette crise sanitaire.

En ce qui nous concerne et au niveau de notre branche, nous nous devons également de nous poser collectivement la bonne question des relocalisations indispensables et nécessaires à l’approvisionnement de nos filières et au bon fonctionnement de notre industrie. Tout comme nous nous devons de veiller sur un plan industriel à l’indépendance de notre pays pour protéger humainement les concitoyens et les salariés. Il faut à notre avis redévelopper l’industrie, elle a été, trop souvent à notre goût, abandonnée au profit du court terme et de la seule logique financière. Il ne faut pas non plus que les conséquences de cette crise sanitaire aboutissent à casser la dynamique qui s’était engagée au niveau national et au sein des Comités stratégiques de filières (CSF). Il faut s’orienter vers un plan d’avenir industriel et ce en lien avec France Stratégie et le Conseil National de l’Industrie (CNI).

A celles et ceux qui ont si souvent critiqué notre vieux monde, notre modèle de protection sociale et remis en cause le dialogue social et le paritarisme, il serait bon, non pas de les condamner, mais de les inciter à tirer les leçons du passé pour éviter à l’avenir de nous retrouver dans la situation dramatique que nous connaissons avec cette crise sanitaire. 

Tout comme nous demandons à celles et ceux qui critiquent, à des fins purement politiques et électoralistes, nos accords nationaux de branches ou les accords d’entreprise signés par nos représentants, d’arrêter la récupération malsaine d’une période dramatique pour tenter de discréditer celles et ceux qui prennent leurs responsabilités. Nous en sommes certains, le temps nous donnera raison.

Pour la Fédération FO de la Métallurgie, nous avons une priorité, protéger les salariés, et un double objectif, préserver les emplois et défendre notre industrie. A ce titre, notre slogan :

« Notre Industrie et Nos emplois » est plus que jamais d’actualité. 

Monsieur le Délégué Général, nous souhaitons que vous fassiez connaître nos analyses et propositions au sein de vos différentes instances patronales internes à l’UIMM. 

Dans l’attente de votre réponse et d’un échange paritaire au sein de notre branche, recevez, Monsieur le Délégué Général, l’expression de nos sentiments distingués. 

Frédéric HOMEZ 

Secrétaire Général

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La branche des services de l’automobile encadre et améliore les dispositions relatives aux conditions exceptionnelles applicables aux congés payés dans le cadre de la crise sanitaire du covid-19

La branche des services de l’automobile encadre et améliore les dispositions relatives aux conditions exceptionnelles applicables aux congés payés  dans le cadre de la crise sanitaire du covid-19

La Fédération FO de la Métallurgie vient de signer l’«accord paritaire national relatif aux conditions exceptionnelles applicables aux congés payés dans le cadre de la crise sanitaire du covid-19 ».

Au terme d’une intense négociation, nous :

  • réaffirmons le rôle essentiel du dialogue social en entreprise et dans la branche pour apporter des réponses appropriées  en période de crise majeure ;
  • estimons qu’il est du rôle de la branche d’apporter une réponse conventionnelle à toutes les entreprises de la branche des services de l’automobile qui en auraient besoin, sans hypothéquer la négociation d’entreprise, qui devra avoir lieu et de manière loyale pour que, en cas de non aboutissement, l’accord s’applique de plein droit ;
  • limitons la période de congés payés imposés ou modifiés par l’employeur (les 6 jours ouvrables)  à la période de confinement, pour répondre à la situation d’urgence ;

  • ne permettons pas d’imposer de nouvelles dates de congés payés pendant la période de confinement à un salarié qui aurait déjà volontairement posé une semaine ou plus de congés payés ;
  • précisons qu’un salarié qui n’aurait pas acquis l’ensemble de ses congés annuels sur la période de référence ne pourra pas se voir imposer ou déplacer plus de 3 jours de congés payés ;
  • disposons que les congés payés concernés par les présentes dispositions sont le congé principal et les éventuels congés supplémentaires d’ancienneté, à l’exclusion de la 5ème semaine de congés payés, qui reste à la disposition du salarié ;
  • garantissons que l’éventuel fractionnement du congé principal donnera droit, conformément à la convention collective nationale, à jours supplémentaires ;
  • déclarons qu’accorder des congés payés simultanés aux conjoints ou partenaires liés par un PACS doit rester l’objectif de toute entreprise.

FO Métaux œuvre, dans la branche des services de l’automobile, pour préserver l’activité économique, l’emploi et les intérêts des salariés.

                                                                                                                                    Paris, le 3 avril 2020

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Guide à jour au 18 mars 2020, établi en fonction des sources juridiques et des communications d’agences gouvernementales, dans l’attente parfois d’actes juridiques opposables

Contenu
I- Impacts sur les activités professionnelles ………………………………………………………………… 2
La fermeture de lieux accueillant du public ………………………………………………………………… 2
Les sorties possibles ………………………………………………………………………………………………… 4
II- Impacts sur la situation professionnelle des salariés …………………………………………………. 5
Le respect des consignes de l’employeur ……………………………………………………………………. 5
La situation personnelle des salariés ………………………………………………………………………….. 5
Synthèse des situations …………………………………………………………………………………………….. 6
Le droit de retrait …………………………………………………………………………………………………….. 6
III- La prise en charge …………………………………………………………………………………………….. 8
A- L’activité partielle ………………………………………………………………………………………….. 8
Situations professionnelles concernées …………………………………………………………………… 8
Contingent d’heures indemnisables ……………………………………………………………………….. 8
Sort du contrat de travail (CDI/CDD/CTT) …………………………………………………………….. 8
Indemnisation ……………………………………………………………………………………………………… 9
B- L’arrêt de travail indemnisé …………………………………………………………………………… 10
1- Salarié atteint par le coronavirus …………………………………………………………………. 10
2- Salarié devant garder son enfant et pour lequel le télétravail est impossible …….. 11
ANNEXE

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