Les cinq confédérations réaffirment leur attachement le plus fort au rôle régulateur de la branche professionnelle



Les cinq confédérations réaffirment leur attachement le plus fort au rôle régulateur de la branche professionnelle
L’intersyndicale CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC a adressé un courrier commun à Muriel Pénicaud, ministre du Travail, afin de l’interpeller sur le rôle fondamental de la branche professionnelle.

Nos 5 confédérations syndicales refusent de voir amoindri le rôle de la branche du fait de réserves et d’exclusions relatives aux salaires minimums hiérarchiques, imposées par le ministère du travail dans le cadre de la procédure d’extension des accords de branche.

Par ce courrier, nous avons notamment voulu rappeler que la branche détermine un socle minimum de droits pour les salariés d’un même secteur d’activité, dont les salaires et les classifications en sont la colonne vertébrale et qu’il appartient aux acteurs de la branche professionnelle de définir eux-mêmes ce qu’ils entendent inclure dans le salaire minimum de branche.

C’est donc d’une même voix que nos 5 confédérations revendiquent que soit respectée la volonté exprimée par les négociateurs dans les accords qu’ils signent.

La détermination du salaire minima hiérarchique – montant et structure – relève des missions de la branche et des prérogatives des négociateurs.

C’est à cette seule condition que la branche conservera son utilité, remplira son rôle de régulateur de la concurrence comme de protection des salaires et que sera préservé l’équilibre des accords négociés.

Nous ne renoncerons pas à la négociation de branche !

Communiqués Force Ouvrière précédents
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Accord commercial UE Mercosur : l’économique ne doit pas primer sur le social et l’environnement

Alors que le chef de l’État a dénoncé à Genève les dérives d’un capitalisme fou et rejeté les accords commerciaux qui alimentent le dumping social et environnemental, l’Union européenne vient de conclure un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur, à savoir l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay.

Cet accord, qui vient compléter une longue liste d’accords du même type conclus avec le Canada, le Japon ou encore le Vietnam, couvrira 770 millions de personnes et un quart du PIB mondial.

En supprimant près de 90% des droits de douane de part et d’autre, cet accord facilite les échanges commerciaux dans certains secteurs, notamment le secteur agricole, permettant ainsi l’ouverture aux importations qui impacteront grandement les filières viande françaises, avec par exemple près de 100 000 tonnes de viande bovine importées. Les filières sucrières, déjà grandement sous pression en France, seront également au premier rang des impactés. FO considère légitimes les interrogations quant au respect des normes tant sociales qu’environnementales.

FO dénonce à ce sujet l’opacité des négociations commerciales bilatérales, en dehors de tout cadre multilatéral. En effet, tout comme les autres accords commerciaux, et notamment le Ceta déclaré par la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) comme « climaticide », cet accord avec les pays du Mercosur prend le contre-pied des exigences de l’Accord de Paris, notamment par le risque qu’il fera peser de déforestation de l’Amazonie, poumon vert de la planète.

Pour FO, l’Organisation Internationale du Travail doit être le chef de file de la régulation sociale de la mondialisation. En ce sens, le chapitre dit de « développement durable » doit garantir des dispositions contraignantes afin que les normes internationales du travail soient respectées et garanties.

FO appelle en conséquence à ce que l’Union européenne révise sa position.

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Menaces sur l’Agefiph !

Un document « de travail » rédigé par les services de l’État propose un « scénario » qui conduirait à changer radicalement le système actuel d’accompagnement vers et dans l’emploi des personnes handicapées, opéré depuis plus de 30 ans par l’Agefiph [1] !

Sous couvert d’un « rapprochement » des Cap Emploi (les opérateurs de placement spécialisés sur le handicap) au sein de Pôle emploi, l’offre d’accompagnement opérée par l’Agefiph (secteur privé) et le FIPHFP (secteur public) disparaîtrait. Les fonds liés à l’obligation d’emploi de 6% de travailleurs handicapés dans les entreprises – gérés par ces deux structures – seraient, eux, récupérés par Pôle emploi !

Pour FO, la disparition de l’opérateur expert de l’emploi des personnes handicapées qu’est l’Agefiph, serait catastrophique pour les personnes en situation de handicap.

De plus, Pôle emploi n’intervient que sur le champ des demandeurs d’emploi, quel devenir dans un tel scénario de l’accompagnement des salariés en emploi, pour qui les actions de prévention du licenciement pour inaptitude et de maintien dans l’emploi sont nécessaires, et pour lesquels l’offre Agefiph est ouverte ? La note est muette sur ce point.

FO exige le maintien de l’existence d’une offre spécialisée (Agefiph) répondant aux besoins particuliers des personnes en situation de handicap, qu’elles soient en emploi ou en demande d’emploi.

Par ailleurs, un projet d’ordonnance comporte un point relatif au transfert aux URSSAF, en 2021, du « rescrit » actuellement mis en œuvre par l’AGEFIPH. Pour FO il s’agit, là aussi, de la volonté des pouvoirs publics d’« effacer », plus ou moins brutalement, les prérogatives de l’Agefiph – dont celle-ci, qui est très symbolique de sa mission de service public.

FO demande la préservation de l’action et de l’expertise de l’Agefiph, le respect de sa structure paritaire spécifique ainsi que la considération de ses salariés. FO exige l’abandon de ce scénario catastrophique pour les personnes en situation de handicap, et revendique l’ouverture sans délai d’une véritable discussion avec l’ensemble des acteurs, dont les interlocuteurs sociaux.

[1] L’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées), administrée paritairement par les organisations syndicales, les organisations patronales et les associations de personnes handicapées, œuvre depuis 1988 en faveur du développement de l’emploi des personnes en situation de handicap dans le secteur privé.
Grâce au fonds alimenté par les contributions des entreprises assujetties à l’obligation d’emploi de 6% de travailleurs handicapés, elle élabore et finance des aides et des services en direction des personnes handicapées et des entreprises, et apporte une expertise reconnue auprès d’un vaste réseau de professionnels.

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Retraites : Rassemblement d’ampleur nationale à Paris le 21 septembre afin de préparer la grève

Pour la défense de nos revendications : 
.Contre tout régime universel de retraite par points
. Contre la remise en cause des régimes particuliers et du code des pensions civiles et militaires
. Contre tout « âge pivot » à 63 - 64 ans
. Pour le maintien de tous les régimes de retraite existants
. Pour le maintien de tous les avantages familiaux

Tous à Paris le 21 septembre 2019

Cher(e) camarade

Comme vous le savez suite aux différentes informations diffusées par notre organisation la confédération FO organise un rassemblement à Paris en septembre.

La fédération FO Métallurgie soutien cette action et demande aux militants adhérents et sympathisants de tout mettre œuvre pour y participer.

Ce rassemblement à pour but de montrer la détermination des salariés que nous représentons à ne pas accepter plus de régression de leurs droits.

Chaque syndicat doit être présent à ce rassemblement, c’est Indispensable

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BULLETIN D’INSCRIPTION RASSEMBLEMENT À PARIS LE 21 SEPTEMBRE 2019
Syndicat :
Tél. E-mail
Noms & Prénoms des participants :

envoyez vos inscriptions dès à présent par mail à Fometaux33@hotmail.com

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FO dénonce une politique de sanctions des demandeurs d’emplois précaires

Alors que le premier ministre dans son discours de politique générale faisait le constat que « l’on n’en a pas fini avec le chômage de masse qui enferme dans la précarité les familles et les territoires », il vient avec la Ministre du Travail de présenter une réforme de l’assurance chômage qui conduit à sanctionner les demandeurs d’emplois précaires.

Le seul durcissement des conditions d’ouverture de droits (passage de 4 mois de travail dans les 28 derniers mois à 6 mois dans les 24 derniers) privera plus de 300 000 demandeurs d’emplois d’un droit à l’indemnisation. S’y ajoute l’allongement de la durée requise pour recharger ses droits quand on est contraint aux CDD successifs : le passage à 6 mois d’activité au lieu de 1 mois requis (150 heures) conduira à sortir nombre de précaires de l’indemnisation.

Enfin le calcul de l’indemnisation sur le salaire mensuel moyen (y inclus les jours non travaillés que subissent les salariés contraints d’enchainer des CDD avec des périodes d’interruption) au lieu du SJR (Salaire journalier de référence) aboutira à une baisse de l’allocation mensuelle. Le gouvernement confirme également une mesure de dégressivité pour les cadres au-dessus de 4 500 € bruts.

FO rappelle qu’en décembre dernier, le gouvernement avait déjà renforcé les sanctions (pouvant allant de la suppression d’un mois d’allocation à la radiation) et les moyens de contrôle associés.

FO conteste l’ensemble de ces meures et le raisonnement consistant à faire le procès des salariés précaires qui seraient responsables de leur situation. Ni la réduction des droits ni la dégressivité ne résoudront le chômage et la précarité. C’est faire payer aux demandeurs d’emplois et à l’assurance chômage l’échec cumulé des politiques économiques en matière d’emploi.

Le seul point positif auquel appelle FO de longue date sont les mesures d’accompagnement renforcé au retour à l’emploi. FO s’interroge cependant sur la disposition consistant à sous-traiter l’accompagnement concernant les demandeurs d’emplois en activité réduite.

Concernant le système de bonus-malus annoncé, FO estime qu’il est insuffisant : il ne touchera que certains secteurs d’activité. En outre il est neutre pour les entreprises, le malus équilibrant le bonus dont bénéficieront les entreprises plus vertueuses quand les demandeurs d’emplois seront mis à contribution exclusivement.

FO est par ailleurs dubitative quant à l’effet à attendre de la taxation des CDDU, qui existait jusqu’au 31 mars dernier. La priorité pour FO devrait être plutôt au contrôle et aux sanctions des entreprises et secteurs d’activité qui y ont recours en dehors de la réglementation qui en limite l’usage. Cela demande que l’inspection du travail soit dotée des moyens nécessaires.

Le gouvernement doit prendre la mesure du fait que l’ensemble des confédérations syndicales contestent cette réforme.
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