Branche BJOP : une revalorisation de 1,9% de l’ensemble de la grille des salaires minima au 1er juillet 2026
Rédigé le 09/06/2026
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À l’issue de la négociation sociale de la branche BJOP, nous avons conclu un accord prévoyant une revalorisation de 1,9% de l’ensemble de la grille des salaires minima, applicable à compter du 1er juillet 2026. Le premier niveau de la grille est porté à 1 900 euros et une clause de revoyure afin de réexaminer la situation au regard de l’évolution économique et sociale.
FO Métaux salue une avancée obtenue dans le cadre du dialogue social de branche, au service du pouvoir d’achat des salariés de la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie-horlogerie. Nous rappelons que cette revalorisation doit contribuer à préserver l’attractivité des métiers et à sécuriser les parcours professionnels, tout en restant vigilant sur l’application effective de la nouvelle grille sur les bulletins de paie.
La présence d’une clause de revoyure traduit la volonté des partenaires sociaux d’inscrire cette évolution dans un suivi régulier, en tenant compte des réalités économiques de la branche. Pour FO, cette vigilance reste essentielle afin que les minima conventionnels jouent pleinement leur rôle de protection des salariés
Retraites : peut-on repousser l’âge de départ indéfiniment ?
Rédigé le 09/06/2026
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Le Conseil d’orientation des retraites (COR) doit présenter son 13e rapport le 11 juin mais son contenu a déjà été rendu public par les médias. Selon ce document, les comptes du système de retraite pourraient se dégrader plus vite que prévu à long terme. La principale solution avancée serait un nouveau recul de l’âge de départ à la retraite à 67,6 ans en 2070.
Comment s’en étonner ? Depuis plus de trente ans, l’unique réponse apportée aux difficultés de financement des retraites est systématiquement la même : travailler plus longtemps ! Chaque réforme est présentée comme la solution permettant de garantir durablement l’équilibre du système, avant que quelques années plus tard un nouveau report soit à nouveau évoqué.
Poussée à l’extrême, cette logique conduit à une absurdité évidente : sur le papier, fixer l’âge de départ à 80 ou 90 ans améliorerait considérablement les comptes. Mais un système de retraite ne se gère pas uniquement sur un tableau Excel. Il doit tenir compte de la réalité du travail, de la pénibilité des métiers, de l’état de santé des salariés et des perspectives d’emploi. Personne ne conteste les évolutions démographiques ni les enjeux économiques. Mais peut-on sérieusement considérer que le recul permanent de l’âge de départ constitue l’unique réponse possible ?
Pour FO Métaux, il est temps de sortir de ce raisonnement fallacieux. La question n’est pas seulement de savoir combien de temps les Français doivent travailler. Elle est avant tout de savoir comment créer davantage d’emplois mieux rémunérés afin de financer durablement notre protection sociale. Un système de retraite solide repose avant tout sur un nombre suffisant de salariés en emploi et une industrie capable de produire sur notre territoire. Plutôt que de demander sans cesse aux salariés de prolonger leur maintien dans la vie active, nous devons agir sur l’emploi, la réindustrialisation, les salaires et la qualité de vie au travail. L’avenir des retraites mérite mieux qu’une approche exclusivement comptable. Il exige un débat de fond sur les choix économiques et sociaux pour notre pays. FO Métaux y prendra toute sa part.
Alors que la proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France reviendra au Parlement le 11 juin, les considérations idéologiques doivent passer au second plan. Une seule question compte : quelle solution protégera le mieux les salariés ? FO Métaux n’est pas opposée par principe à une nationalisation. Mais encore faut-il que celle-ci permette de répondre aux causes réelles de la crise de la sidérurgie, ce que le texte proposé ne fait pas en l’état.
Une organisation syndicale digne de ce nom a le devoir d’analyser une situation avec pragmatisme avant de prendre position.
Or, deux questions essentielles demeurent sans réponse :
Quel périmètre serait nationalisé ?
Existe-t-il un modèle économique viable pour produire un acier réellement décarboné ?
Tant que des réponses ne seront pas apportées sur ces points, notre organisation ne pourra pas apporter son soutien à ce texte. Mais nous refusons tout autant d’être rangés par facilité dans le camp de ceux qui s’y opposent. Notre rôle n’est pas d’arbitrer un débat politique, mais de défendre tous les salariés sur tous les sites.
La vraie cause de la crise sidérurgique n’est pas liée à l’identité d’un actionnaire mais à une concurrence mondiale faussée. Quelle est la réalité ?
Des pays subventionnent massivement leurs sociétés productrices d’acier et pratiquent un dumping social, salarial, environnemental et viennent écouler leur production sur le marché européen et français à des prix qui déstabilisent notre sidérurgie.
Seule une véritable protection commerciale européenne pourra changer la donne. Si celle-ci n’est pas mise en œuvre, nationaliser des entreprises ne suffira pas à les rendre viables
Mulhouse montre la voie, stellantis doit désormais donner des perspectives à toute la filière
Rédigé le 02/06/2026
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FO Métaux se félicite de l’annonce réalisée par Stellantis concernant un investissement d’un milliard d’euros en France, dont une part importante sera consacrée au développement de la plateforme Stella One, au site de Mulhouse et aux activités françaises de recherche et développement.
Cette décision constitue une bonne nouvelle pour les salariés concernés, pour le bassin industriel alsacien et plus largement pour l’industrie automobile française.
FO Métaux salue également le travail mené par les équipes FO Stellantis qui, depuis plusieurs années, défendent l’avenir industriel des sites français en portant des analyses, des propositions et des revendications concrètes.
Cette annonce démontre qu’il n’existe aucune fatalité industrielle lorsque les investissements, l’innovation et les compétences sont au rendez-vous.
Le fait que la moitié de l’investissement annoncé soit consacrée à la R&D et au développement de la plateforme Stella One constitue un signal particulièrement important. Dans un contexte où les questions de souveraineté technologique, d’ingénierie et de maîtrise des plateformes deviennent déterminantes, maintenir des capacités de conception et de développement en France est un enjeu stratégique majeur.
L’attribution à Mulhouse de futurs véhicules du segment C, qui représente près d’un tiers du marché automobile européen, confirme également que les sites français peuvent rester au cœur de la stratégie industrielle du groupe lorsqu’ils disposent d’une vision industrielle de long terme.
Pour autant, FO Métaux considère que cette annonce doit désormais ouvrir un débat plus large.
La véritable question est celle de la place que le groupe entend accorder demain à l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle européenne.
Dans le même temps que ces investissements sont annoncés, Stellantis développe de nouvelles coopérations internationales, notamment avec des constructeurs chinois, et poursuit la transformation profonde de son modèle industriel.
Ces évolutions imposent des garanties.
« L’annonce de Mulhouse montre qu’il est possible d’investir, de développer des plateformes et de produire en France. C’est une bonne nouvelle. Mais l’avenir industriel se jouera aussi dans la capacité à préserver la recherche, l’ingénierie, les équipementiers, les activités mécaniques et l’ensemble des compétences qui font la force de notre filière automobile », déclare Olivier LEFEBVRE, secrétaire fédéral FO Métaux en charge de l’automobile et des équipementiers.
FO Métaux rappelle que l’industrie automobile demeure l’un des principaux moteurs de la compétitivité industrielle française et européenne. Derrière chaque véhicule produit, ce sont des milliers d’emplois qui dépendent des équipementiers, des sous-traitants, des bureaux d’études, des centres de recherche, de la métallurgie et des activités de services associées.
« Produire en France des véhicules du cœur du marché européen est une bonne nouvelle. Produire en France avec des technologies maîtrisées en Europe, des fournisseurs européens et un véritable contenu local serait une excellente nouvelle », poursuit Olivier LEFEBVRE.
FO Métaux appelle désormais Stellantis, ainsi que les pouvoirs publics français et européens, à engager un travail de fond sur la protection de la chaîne de valeur industrielle, le contenu local européen, le maintien des capacités de recherche et développement et l’avenir de l’ensemble de l’écosystème automobile.
Car si Mulhouse constitue aujourd’hui un signal positif, l’enjeu est désormais de faire en sorte que cette dynamique bénéficie durablement à l’ensemble de la filière automobile française et européenne.
Alors que s’ouvre la 9ᵉ édition de Choose France, événement qui promeut chaque année l’attractivité économique de notre pays, des annonces font déjà état d’investissements “records” d’entreprises étrangères dans l’Hexagone. Ces projets doivent évidemment être accueillis positivement mais ceux-ci ne devront en aucun cas faire oublier les menaces qui grandissent sur nombre de nos secteurs industriels et la nécessité de mettre en œuvre à l’échelle nationale et européenne des mesures ambitieuses pour changer la donne.
Ceux qui définissent les orientations économiques et industrielles de l’Europe en ont-ils vraiment conscience ? La Commission européenne continue de différer une partie des décisions attendues pour renforcer la protection de notre industrie face à la déferlante d’importations chinoises. De nouvelles mesures de défense commerciale devraient être présentées aux chefs d’État et de gouvernement lors du sommet du 18 juin, mais celles-ci seront-elles à la hauteur de l’enjeu ? Nous n’avons cessé de le dire : les mesures sectorielles adoptées par l’UE pour tenter de protéger la sidérurgie ou les voitures électriques allaient dans le bon sens mais ne suffisent évidemment pas pour faire face à la concurrence déloyale de la Chine. Les pays européens doivent cesser de raisonner en fonction de leurs seuls intérêts à court terme. Dans la durée, ils risquent tous de subir les conséquences de l’inaction.
Les autorités chinoises ont récemment dévoilé leur nouveau plan quinquennal. Son objectif est sans aucune ambiguïté : assurer à la Chine une position dominante dans l’économie mondiale en faisant d’elle le centre de gravité industriel et technologique de la planète. Nous savons par expérience que le géant asiatique ne se contente pas d’afficher des objectifs : il mobilise tous les moyens nécessaires pour les atteindre. Pour contrer une telle offensive, nous aurons besoin de bien plus qu’un salon ultra-médiatisé sous les ors de Versailles.