Tefal : FO défend l’industrie et l’environnement

Rédigé le 08/07/2026


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Tefal : FO défend l’industrie et l’environnement

Le secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie, Valentin Rodriguez, accompagné de la secrétaire fédérale Géraldine Gomiz, s’est rendu sur le site de Tefal à Rumilly (Haute-Savoie) le 2 juillet pour rencontrer l’équipe syndicale FO, majoritaire dans l’entreprise, et la direction, mais aussi pour apporter son soutien aux salariés face aux craintes qui pèsent sur l’emploi.

Sacrifier l’emploi en France sur l’autel de l’écologie ? Pour notre organisation, hors de question de raisonner en des termes aussi binaires. C’est l’essence du message que Valentin Rodriguez, le secrétaire général FO Métaux, est venu délivrer lors de sa visite du 2 juillet sur le site Tefal de Rumilly. Depuis la découverte, fin 2022, du PFOA (un produit classé parmi les « polluants éternels ») dans les sols et l’eau de la ville, l’usine du groupe Seb est dans la tourmente, du fait de son utilisation dudit produit dans le revêtement de ses poêles

Tefal : FO défend l’industrie et l’environnement

En avril dernier, le problème a pris une nouvelle tournure avec l’annonce par la préfecture de la détection de PFAS dans l’air autour du site, avec mise en demeure pour Tefal d’identifier l’origine de ces rejets atmosphériques et de produire un plan d’action d’ici fin 2026. Entretemps, en 2024, une proposition de loi visant à interdire les PFAS dans les produits alimentaires (donc potentiellement les poêles) est débattue à l’Assemblée nationale. Environ 450 salariés de Tefal manifestent à Paris à l’appel de FO contre le texte, craignant pour 1 500 emplois à Rumilly, 3 000 en France et 15 000 en Europe. Le directeur général du groupe SEB parle alors d’une « mesure dogmatique ». L’intervention de notre organisation permet d’exclure les ustensiles de cuisine mais depuis les inquiétudes pour l’emploi, déjà anciennes, ne se sont pas apaisées. 

Combattre le déclin 

Car les effectifs y sont en déclin constant : de 2 500 postes en CDI à la fin du siècle dernier, on est passé à environ 1 650 salariés ces dernières années, sans plan de licenciement tapageur, mais par un phénomène à bas bruit de non-remplacement des départs, en parallèle du rachat par Seb d’usines en Asie (la Chine produit désormais aussi pour le Royaume-Uni, les États-Unis, la France). Vient s’y ajouter une érosion du marché des ustensiles de cuisine suite à cette mauvaise publicité visant la marque. Pour FO, la récente décision préfectorale pourrait bien forcer la main de la direction du site dans le mauvais sens, avec des conséquences funestes pour l’emploi. « Il faut maintenir les emplois en France en défendant notre industrie et ne pas mener les débats autour des PFAS seulement autour de l’emploi dans l’Hexagone », a martelé Valentin Rodriguez, aux côtés de la secrétaire fédérale Géraldine Gomiz et du secrétaire de syndicat Riad Boulassel.

« Les débats autour des PFAS ne peuvent pas se faire contre l’emploi en France »

Car la portée du message fédéral va bien au-delà du site savoyard, pilier économique local irremplaçable pour la ville. Derrière le dossier des PFAS, notre organisation redoute une offensive plus large contre l’industrie française et appelle à une prise de conscience politique. Dénonçant une logique que ne connaissent que trop les salariés d’autres secteurs industriels, comme la sidérurgie, Valentin Rodriguez a appelé à « ne pas jouer contre son propre camp en interdisant de commercialiser des produits qui sont fabriqués en France, quand on autorise la mise en vente sur le même marché français, de produits low cost fabriqués en Asie sans respecter les normes environnementales auxquelles sont soumises les productions tricolores ». Alors que FO défend l’industrie et l’emploi en France face à une concurrence mondiale exacerbée, le secrétaire général a insisté pour que cette dernière ne puisse en aucun cas s’exercer de façon déloyale, avec la complicité, sinon le silence bienveillant, des cénacles politiques et économiques. Il s’est félicité de l’engagement des métallos FO aux côtés des salariés pour défendre avec une combativité sans faille le fabriqué en France à Rumilly et les a assurés du soutien de notre Fédération. 

Tefal : FO défend l’industrie et l’environnement

Géraldine Gomiz est, pour sa part, intervenue sur la thématique santé et sécurité au travail, et plus particulièrement, partant du constat de la récurrence des épisodes de canicule, sur les techniques existantes pour refroidir les ateliers. Des aides peuvent d’ailleurs être obtenues à cet effet, a-t-elle détaillé sur ce sujet qui a donné lieu à de riches échanges.

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VALEO ANGERS : Un investissement positif qui doit s’inscrire dans une véritable stratégie industrielle

Rédigé le 06/07/2026


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VALEO ANGERS : Un investissement positif qui doit s'inscrire dans une véritable stratégie industrielle

FO Métaux salue l’annonce de Valeo d’investir 45 millions d’euros sur son site d’Angers. Cette modernisation, dédiée notamment aux systèmes d’éclairage de nouvelle génération, confirme que la France dispose toujours des compétences et du savoir-faire nécessaires pour développer et produire des technologies de pointe.

« Cet investissement est une reconnaissance du savoir-faire des salariés du site d’Angers. Il démontre qu’il est possible de concevoir et de produire des technologies d’excellence en France. Notre vigilance portera désormais sur la pérennité des volumes de production, des emplois et des activités du site. », déclare Bertrand Bellanger, Coordinateur FO Valeo.

Pour FO Métaux, cette annonce est encourageante, mais elle doit s’inscrire dans une stratégie industrielle de long terme. Investir est indispensable, mais cela ne suffira pas sans une politique garantissant durablement l’emploi industriel et la souveraineté de la filière.

FO Métaux réaffirme ainsi plusieurs priorités : un contenu local d’au moins 80 %, avec l’ambition de tendre vers 85 %, des aides publiques conditionnées aux investissements, à l’emploi et aux volumes de production, des investissements renforcés dans la recherche, l’innovation et les compétences, ainsi qu’une énergie compétitive permettant à l’industrie française de rester performante

« L’annonce de Valeo est une bonne nouvelle. Mais notre ambition doit aller plus loin : garantir durablement la production, les emplois et la maîtrise industrielle sur notre territoire. La transition automobile ne sera une réussite que si elle s’appuie sur une véritable stratégie de souveraineté industrielle, au service des salariés et de l’industrie française. », conclut Olivier Lefebvre, Secrétaire fédéral FO Métaux en charge de la filière automobile.

Pour FO Métaux, l’avenir de la filière automobile passe par une industrie qui continue d’innover, de produire et de décider en France et en Europe.

VALEO ANGERS : Un investissement positif qui doit s'inscrire dans une véritable stratégie industrielle
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Un été pour souffler, une rentrée pour AGIR

Rédigé le 01/07/2026


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Un été pour souffler, une rentrée pour AGIR

Édito · FO Métaux

Alors que l’été s’installe et que chacun aspire à un repos bien mérité, je souhaite à l’ensemble des métallos de très bonnes vacances. Ces moments de pause sont essentiels, non seulement pour se ressourcer, mais aussi pour prendre du recul sur une année encore marquée par de fortes tensions économiques et sociales.

Si la période estivale invite à la déconnexion, les préoccupations industrielles, sociales et économiques, elles, ne disparaissent pas pour autant. Le pouvoir d’achat reste au cœur des attentes des salariés de nos branches. Dans un contexte d’inflation persistante, de hausse du coût de la vie, la récente revalorisation du SMIC impose une responsabilité claire aux partenaires sociaux : celle d’ouvrir sans tarder des négociations de branche à la hauteur des enjeux.

L’engagement FO Métaux

Il ne s’agit pas simplement d’ajuster des grilles, mais bien de garantir une reconnaissance réelle des qualifications, des compétences et de l’attractivité de nos branches. FO Métaux continuera de porter avec détermination cette exigence d’équité salariale et de justice sociale. Les métallos ne peuvent être les variables d’ajustement d’une économie en mutation.

Au contraire, les salariés de la métallurgie en sont les acteurs essentiels et le ferment de sa prospérité future. À l’horizon de la rentrée, les défis restent nombreux.

Les défis de la réindustrialisation

La question de la réindustrialisation, souvent affichée comme une priorité nationale, devra se traduire concrètement sur le terrain. Derrière les annonces, ce sont des engagements tangibles que nous attendons, dans les entreprises comme au niveau des politiques publiques :

  • Investissements durablesAssurer l’avenir de nos sites de production.
  • EmploiMaintenir et développer les compétences sur le territoire.
  • Conditions de travailGarantir des postes attractifs et sécurisés.

Plus que jamais, le dialogue social devra être exigeant, structuré et orienté vers des résultats concrets pour les salariés. FO Métaux y prendra toute sa place, fidèle à ses valeurs et à son rôle de défense des intérêts collectifs.

Être à la hauteur de la situation requerra toute notre force. Pour continuer de faire grandir cette dernière au service de l’industrie et des salariés, nous aurons aussi à poursuivre notre travail de développement syndical, notamment sous l’égide du plan AGIR, sur lequel nous reviendrons bientôt.

En attendant ces échéances, nous souhaitons à chacune et chacun de profiter pleinement de cette période estivale, de se retrouver, de se reposer et de revenir avec l’énergie nécessaire pour aborder les combats de demain.

Valentin Rodriguez

FO Métaux

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Branche BJOP : une revalorisation de 1,9% de l’ensemble de la grille des salaires minima au 1er juillet 2026

Rédigé le 09/06/2026


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Branche BJOP : une revalorisation de 1,9% de l’ensemble de la grille des salaires minima au 1er juillet 2026

À l’issue de la négociation sociale de la branche BJOP, nous avons conclu un accord prévoyant une revalorisation de 1,9% de l’ensemble de la grille des salaires minima, applicable à compter du 1er juillet 2026. Le premier niveau de la grille est porté à 1 900 euros et une clause de revoyure afin de réexaminer la situation au regard de l’évolution économique et sociale.

FO Métaux salue une avancée obtenue dans le cadre du dialogue social de branche, au service du pouvoir d’achat des salariés de la bijouterie-joaillerie-orfèvrerie-horlogerie. Nous rappelons que cette revalorisation doit contribuer à préserver l’attractivité des métiers et à sécuriser les parcours professionnels, tout en restant vigilant sur l’application effective de la nouvelle grille sur les bulletins de paie.

La présence d’une clause de revoyure traduit la volonté des partenaires sociaux d’inscrire cette évolution dans un suivi régulier, en tenant compte des réalités économiques de la branche. Pour FO, cette vigilance reste essentielle afin que les minima conventionnels jouent pleinement leur rôle de protection des salariés

FO, le syndicat de la fiche de paie !

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Retraites : peut-on repousser l’âge de départ indéfiniment ?

Rédigé le 09/06/2026


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Retraites : peut-on repousser l’âge de départ indéfiniment ?

Le Conseil d’orientation des retraites (COR) doit présenter son 13e rapport le 11 juin mais son contenu a déjà été rendu public par les médias. Selon ce document, les comptes du système de retraite pourraient se dégrader plus vite que prévu à long terme. La principale solution avancée serait un nouveau recul de l’âge de départ à la retraite à 67,6 ans en 2070. 

Comment s’en étonner ? Depuis plus de trente ans, l’unique réponse apportée aux difficultés de financement des retraites est systématiquement la même : travailler plus longtemps ! Chaque réforme est présentée comme la solution permettant de garantir durablement l’équilibre du système, avant que quelques années plus tard un nouveau report soit à nouveau évoqué. 

Poussée à l’extrême, cette logique conduit à une absurdité évidente : sur le papier, fixer l’âge de départ à 80 ou 90 ans améliorerait considérablement les comptes. Mais un système de retraite ne se gère pas uniquement sur un tableau Excel. Il doit tenir compte de la réalité du travail, de la pénibilité des métiers, de l’état de santé des salariés et des perspectives d’emploi. Personne ne conteste les évolutions démographiques ni les enjeux économiques. Mais peut-on sérieusement considérer que le recul permanent de l’âge de départ constitue l’unique réponse possible ? 

Pour FO Métaux, il est temps de sortir de ce raisonnement fallacieux. La question n’est pas seulement de savoir combien de temps les Français doivent travailler. Elle est avant tout de savoir comment créer davantage d’emplois mieux rémunérés afin de financer durablement notre protection sociale. Un système de retraite solide repose avant tout sur un nombre suffisant de salariés en emploi et une industrie capable de produire sur notre territoire. Plutôt que de demander sans cesse aux salariés de prolonger leur maintien dans la vie active, nous devons agir sur l’emploi, la réindustrialisation, les salaires et la qualité de vie au travail. L’avenir des retraites mérite mieux qu’une approche exclusivement comptable. Il exige un débat de fond sur les choix économiques et sociaux pour notre pays. FO Métaux y prendra toute sa part. 

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