IRIS², quel avenir ?

Rédigé le 04/05/2026


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IRIS², quel avenir ?

 

IRIS², quel avenir ?

Un programme au cœur de la souveraineté européenne

Dans un contexte de recomposition de l’ordre mondial, marqué notamment par l’évolution de la trajectoire des États-Unis, le programme IRIS² est apparu comme l’un des symboles d’une souveraineté continentale en construction.

Le climat de tension persistant autour du SCAF trouverait-il aujourd’hui un nouveau terrain d’expression dans les divergences entre la France et l’Allemagne ?

Un désaccord révélateur de dynamiques plus profondes

Dans une situation miroir, c’est le projet IRIS² qui est désormais au centre d’un désaccord. Mais une analyse dépassionnée peut conduire à une lecture différente de celle d’un simple désaccord de solutions.

L’Allemagne a fait le choix de sécuriser une capacité nationale de communication satellitaire à usage prioritairement militaire. Ce choix est souverain.

La question se pose donc :

S’agit-il d’une volonté de maîtriser l’ensemble de la chaîne capacitaire, du financement à l’exploitation, ou faut-il y voir l’expression d’une limite du modèle IRIS² ?

Une décision politique assumée

L’accent mis par l’Allemagne sur la sécurité et sur un financement intégral montre qu’une capacité à vocation militaire relève d’une décision politique.

Ce constat met donc en évidence une difficulté plus large :

L’Europe politique affiche des ambitions en matière de défense, mais n’arrive pas à les traduire en engagements cohérents.

Un écart de modèle préoccupant

Pour preuve, l’Allemagne engage à elle seule un effort de l’ordre de 10 milliards d’euros pour sa constellation militaire, là où IRIS² repose sur un assemblage d’acteurs publics et privés pour un montant comparable.

Cet écart interroge.

Il limite la capacité d’IRIS² à s’imposer comme solution centrale et réduit sa portée dans le domaine militaire.

Vers une fragmentation des capacités ?

Dans ces conditions d’investissement, l’Allemagne se limitera-t-elle à un usage militaire, alors même que des usages générateurs de revenus sont possibles ?

La stratégie de sécurité spatiale allemande de septembre 2025 n’apporte pas d’éléments de réponse.

Si cette évolution se confirme, IRIS² conduira à l’émergence d’une capacité supplémentaire.

Faute d’un financement à la hauteur d’une ambition de défense, un projet conçu pour structurer une réponse européenne à vocation duale laissera place à une concurrence d’origine nationale.

Position FO : agir sur le modèle de financement

Pour FO, il appartient donc à la France de soutenir la redéfinition du financement et du modèle de programme IRIS² auprès des instances européennes, afin que ce programme puisse démontrer qu’une Europe du spatial de défense existe et prévenir les effets d’un échec qui ouvrirait des opportunités à d’autre acteurs au-delà des frontières du continent.

C’est La condition d’un sursaut vital pour Iris2

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Schneider Electric, l’avenir s’assombrit

Rédigé le 30/04/2026


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Schneider Electric, l'avenir s'assombrit

Face aux incertitudes qui pèsent sur l’avenir des sites Schneider Electric en France, les représentants FO se sont mobilisés à Chasseneuil-du-Poitou (Vienne) ce 28 avril pour demander des comptes à leur direction, ce site étant en « sous-activité » inquiétante depuis la dernière transformation industrielle de 2024. Des métallos FO venus de toute la France étaient là en soutien, et peut-être en prélude à de futures actions plus importantes.

Une mobilisation qui en annonce d’autres ? C’est bien ce que laissent entendre les métallos FO de Schneider Electric au lendemain de leur initiative du 28 avril à Chasseneuil–du-Poitou (Vienne). Ils étaient près de 120 représentants FO à être venus de Charente, de Normandie et de Bourgogne pour soutenir les 140 salariés du site et l’équipe FO, à laquelle ils ont accordé massivement leur confiance (86 % des voix !) lors des dernières élections professionnelles. L’objectif de l’opération ? Obtenir une réponse claire de la direction sur l’avenir de l’industrie Schneider en France, en commençant par redynamiser le site de Chasseneuil-du-Poitou. 

Si aucune fermeture n’a été officiellement annoncée concernant le site de Chasseneuil-du-Poitou, l’ambiance n’y est pas au beau fixe et les salariés sont à la peine. Face à un manque total de visibilité, ils ont besoin de réponses claires. Les métallos FO ont donc, lors d’une déclaration à leur CSE le matin-même, demandé à la direction de présenter son projet de réorganisation de l’outil industriel en France et Europe, en avançant quelques opportunités de développement. Pour le coordinateur FO Schneider Electric, Emmanuel Da Cruz, venu apporter son soutien à l’équipe syndicale avec la centaine de métallos qui avait fait le déplacement, « cette mobilisation est le reflet d’une inquiétude partagée par tous les salariés de France, mais aussi l’expression d’une solidarité et d’une identité collective qui illustre un message clair : nous nous battrons tous ensemble pour les sites et les emplois. »

Le groupe, spécialisé dans les technologies de l’énergie, compte aujourd’hui vingt-cinq usines dans l’Hexagone, dans lesquelles œuvrent 14 500 salariés. Aujourd’hui, quatre sites du groupe concentrent les appréhensions de notre organisation : Libourne, Chasseneuil-du-Poitou, Soultz et L’Isle-d’Abeau. La colère a monté d’un cran après une annonce faite par la direction générale de Schneider Electric Europe lors d’un récent comité européen : celle de la fermeture d’une usine au Danemark. Derrière, les activités industrielles concernées ont ensuite été redistribuées ailleurs en Europe, sans bénéficier à la France…. Autant dire qu’il va falloir beaucoup de transparence pour rassurer les salariés et les métallos FO, qui anticipent une potentielle dégradation et se tiennent d’ores et déjà prêts à lancer des actions plus importantes.

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Handicap dans la métallurgie : transformer les engagements en droits réels

Rédigé le 28/04/2026


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Handicap dans la métallurgie : transformer les engagements en droits réels

FO Métaux a signé l’accord du 31 mars 2026 relatif à l’emploi des personnes en situation de handicap dans la métallurgie, parce qu’il contient des avancées concrètes pour les salariés et qu’il fixe un cap collectif pour la branche.

Cet accord vise un taux d’emploi direct de 5% à l’horizon 2032, contre 4,5% en 2024. C’est un objectif utile, mais pour FO Métaux, l’essentiel reste la réalité du terrain. Entre les grandes entreprises, qui atteignent déjà ou dépassent parfois les 6%, et les plus petites structures, où les résultats restent plus faibles, on voit bien que tout dépendra des moyens réellement mis en œuvre. 

Pour FO Métaux, il ne suffit pas d’afficher une ambition. Il faut des actions concrètes dans les entreprises, au plus près des salariés. C’est pourquoi nous considérons que cet accord va dans le bon sens : il ne parle pas seulement de recrutement, mais aussi d’orientation, de formation, de reconversion et surtout de maintien dans l’emploi. 

Plusieurs mesures méritent d’être soulignées. La branche prévoit de mieux faire connaître ses métiers aux acteurs de l’orientation et de l’emploi, de diffuser plus largement les offres, de favoriser le partage des bonnes pratiques et de renforcer les partenariats avec les acteurs spécialisés du handicap. Elle encourage également les entreprises à examiner avec une attention particulière les demandes de télétravail lorsque celui-ci peut participer à l’aménagement du poste ou de l’organisation du travail. 

FO Métaux salue aussi une mesure simple mais concrète : la possibilité, pour les salariés concernés, de bénéficier d’une autorisation d’absence rémunérée pour accomplir les démarches médicales nécessaires à une demande ou à un renouvellement de RQTH. Dans la vie réelle, ces démarches sont souvent longues, complexes et parfois décourageantes. Toute simplification utile doit donc être soutenue

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26e congrès confédéral : FO Métaux porte la voix des salariés

Rédigé le 20/04/2026


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26e congrès confédéral : FO Métaux porte la voix des salariés

La délégation FO Métaux est au rendez-vous pour ce premier jour du congrès confédéral de FO qui s’ouvre à Dijon. Aux côtés de tous les représentants FO des entreprises de la métallurgie, elle participera pleinement à cette semaine de débats et à l’élaboration de la feuille de route pour les années à venir. Avec les 3 500 participants, l’objectif sera aussi de faire entendre notre voix sur les sujets essentiels à un an de l’élection présidentielle. 

Les délégués FO Métaux rappelleront évidemment leurs priorités : le combat global pour la réindustrialisation, la défense de l’emploi sur notre territoire, le développement du dialogue social, l’augmentation des salaires ou encore l’amélioration des conditions de travail. Ils insisteront également sur la situation des secteurs industriels les plus menacés et affirmeront avec force que notre indépendance syndicale vis-à-vis de l’ensemble des mouvements politiques est plus que jamais essentielle pour défendre les salariés. 

Programme du jour : mise en place des commissions, rapport d’activité par le secrétaire général, début des interventions des délégués…

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Pas de retour en arrière sur le télétravail

Rédigé le 31/03/2026


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 Pas de retour en arrière sur le télétravail

Depuis son irruption dans la vie professionnelle avec la pandémie, le télétravail a été largement adopté par les salariés et les employeurs, et s’est ancré en profondeur dans l’organisation des entreprises. L’Apec s’est penchée sur la question dans une étude publiée début mars.

C’est la fin du télétravail ! Enfin… seulement si l’on se fie aux annonces fracassantes en provenance des Etats-Unis ou, plus près de chez nous, de Stellantis ou de la Société générale. Mais à y regarder avec plus d’attention, ce que fait une étude de l’Apec publié le 12 mars, les gros titres de la presse s’avèrent bien trompeurs. L’essentiel des entreprises ne montrent en effet aucune intention de modifier leur politique s’agissant d’une pratique très apprécié par les cadres et devenue « un pilier essentiel » de leur statut. Ainsi, révèle l’étude, près de neuf entreprises sur dix (89 %) n’ont pas changé d’un iota leur politique de télétravail pour les cadres en 2025 et elles sont 94 % à envisager très sérieusement de continuer sur la même ligne en 2026. Il s’en trouve même 2 % à avoir poussé le curseur un cran plus loin en augmentant le nombre de jours autorisés. A l’inverse, seules 9 % ont réduit ou supprimé cette possibilité l’an dernier, selon deux enquêtes réalisées en décembre 2025 auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 cadres et de 1 000 entreprises employant au moins un cadre.

Une pratique stable

De quoi relativiser les effets d’annonce de certains acteurs, comme le relève l’Apec. « Au-delà de quelques cas médiatisés de grandes entreprises revenant sur leur politique de télétravail, ce sont surtout des TPE et PME qui ont restreint les possibilités de télétravail », précise le communiqué de presse de l’organisme, pour respectivement 8 % et 10 % d’entre elles, contre 5 % pour les entreprises de taille intermédiaire et les grandes entreprises. Si le télétravail a le vent en poupe chez les salariés (qui n’hésitent pas à faire grève ou à changer d’entreprise si la pratique est remise en cause), il semble aussi avoir convaincu les entreprises. Celles permettant le télétravail considèrent, pour les deux-tiers d’entre elles, qu’il a une influence positive sur la qualité de vie au travail, contre seulement 9 % qui jugent cette influence négative, 24 % estimant qu’il n’y a pas d’influence. « C’est une dimension que notre organisation a toujours eu à l’esprit lorsque nous avons négocié des accords sur le télétravail ou sur l’équilibre vie privée et professionnelle, rappelle le secrétaire fédéral Bruno Reynès, et l’étude de l’Apec montre bien que nous avions vu juste. » Sur la question de la productivité, les conclusions sont plus nuancées, mais près d’une entreprise sur deux juge néanmoins que le télétravail a un impact favorable sur la performance des salariés.

Qualité de vie et de performance

Au-delà de ces effets directs, les employeurs identifient avant tout les risques associés à une réduction du télétravail. La plupart redoutent que son recul ne fragilise leur attractivité et leur capacité à fidéliser les salariés. Selon l’étude, 38 % des entreprises estiment qu’une diminution du nombre de jours de télétravail pourrait compliquer les recrutements. Un tiers anticipe également une baisse de l’engagement des salariés, tandis que près d’un quart redoute des départs de collaborateurs (dont 48 % se déclarent près au grand saut le cas échéant). Du côté des cadres, l’attachement à cette organisation du travail reste particulièrement solide. Réduire le nombre de jours autorisés ? Près des trois quarts des cadres concernés se disent mécontents à cette idée, une proportion qui monte à 80 % dans l’hypothèse d’une suppression totale. Dans ce cas, près d’un cadre télétravailleur sur deux envisage même de changer d’entreprise. Des chiffres en progression par rapport à 2024…

Un dispositif à défendre

Cette adhésion peut s’expliquer notamment par la flexibilité que permet le travail à distance. Aujourd’hui, de nombreux cadres peuvent adapter leurs jours de télétravail selon leurs missions ou de leurs contraintes personnelles. L’Apec relève encore que 61 % des télétravailleurs peuvent changer de jours de télétravail chaque semaine et que 47 % peuvent le faire sans validation de leur manager. Cette autonomie organisationnelle correspond à l’un des éléments les plus valorisés du statut cadre, dont le télétravail n’apparaît plus comme un simple avantage ponctuel mais comme un prolongement naturel et pérenne. Pour un cadre sur deux, réviser les modalités de télétravail remettrait même en cause « l’intérêt et le contenu du travail », selon l’enquête de l’Apec. Car si le nombre de jours télétravaillés semble désormais stable, les cadres s’inquiètent des évolutions qui pourraient subvenir sur les modalités de gestion du télétravail dans leur entreprise, qu’il s’agisse de jours imposés, de délais de prévenance ou d’outils de suivi. « Face à ces craintes de perdre une souplesse devenue partie intégrante de leur statut, les cadres ont besoin d’être représentés et défendus, fait valoir Bruno Reynès. A nous de porter leurs revendications avec efficacité. » Les enseignements de l’étude sont d’autant plus précieux que les partenaires sociaux auront bientôt à faire le bilan de l’accord sur le télétravail signé dans l’urgence fin 2020. Autour de la table, il faudra compter avec la voix de notre organisation.

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