Stop à la grande braderie des actifs publics !

Le Sénat examine actuellement le projet de loi PACTE sur la croissance et la transformation des entreprises et vient successivement de rejeter la cession de parts détenues par l’État dans deux entreprises (Aéroports de Paris et Française des jeux) puis de l’accepter pour une troisième (Engie).

A cette occasion, Force Ouvrière rappelle son opposition ferme à la cession d’actifs détenus actuellement par l’État dans les entreprises visées qui confirme la volonté du gouvernement d’accélérer le désengagement de l’État tout en ouvrant la voie à de futures privatisations.

Pour FO, cette politique consiste à terme à appauvrir et affaiblir l’État. Elle témoigne d’une vision à courte vue, guidée par de simples considérations budgétaires et dépourvue de clairvoyance stratégique. A cet égard, le bilan calamiteux et le manque à gagner considérable pour les finances publiques associés à la privatisation des sociétés d’autoroute devrait servir utilement de pense bête au gouvernement…

Au-delà de ce volet particulier du texte (qui pour mémoire ne figurait pas dans la version initiale du projet de loi), Force Ouvrière suit attentivement l’évolution de son examen parlementaire et reste mobilisée contre une série de dispositions très préjudiciables (seuils sociaux, forfait social, épargne retraite…). En pleine crise sociale majeure, le projet de loi PACTE apparaît plus encore qu’à sa naissance en totale déconnexion avec les préoccupations économiques et sociales exprimées dans le pays.

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Communiqué des confédérations CFDT – CFE CGC – CFTC – CGT – FO sur la réforme de la santé au travail :

L’ensemble des organisations représentatives des travailleurs, est convaincu qu’il faut revoir en profondeur notre système de prévention des risques professionnels.

Les entreprises doivent être incitées à s’appuyer sur les acteurs de la santé au travail, afin de mettre en place une stratégie de prévention primaire des risques professionnels et d’assurer une traçabilité de l’état de santé des travailleurs, leur permettant de respecter leurs obligations légales en la matière

En tant que représentants des travailleurs, nous nous sommes investis dans un débat constructif et sans posture pour construire le troisième Plan Santé Travail (PST3) qui a la volonté d’opérer un renversement des cultures de santé et de sécurité au travail. Ce plan, salué par l’ensemble des acteurs de la prévention des risques, ne doit pas rester un recueil de mesures purement incantatoires, et doit trouver des applications concrètes dans les entreprises. La prévention primaire des risques professionnels de santé doit devenir la priorité du monde du travail.

Le respect envers les représentants des salariés et ce qu’ils portent est indispensable. Nous voulons un système de santé au travail qui réponde avant tout aux besoins des travailleuses et des travailleurs. La santé au travail doit devenir une véritable priorité dans les entreprises et ne peut être abordée uniquement comme un coût. Tout investissement dans le domaine de la prévention représente un coût largement moindre que la réparation.

C’est pour cela que la réforme du système de santé au travail annoncée par le Premier Ministre, en septembre dernier, ne peut se faire sans un débat de fond qui implique tous les acteurs du travail, que ce soit sur les objectifs de santé au travail mais aussi sur la gouvernance du système.

Les partenaires sociaux ont construit le PST3 pour qu’il soit mis en œuvre, il doit en être de même pour le système de santé au travail.

En tant qu’organisations syndicales, nous ne pouvons pas nous contenter, sur un sujet aussi essentiel, de concertations menées au pas de charge sur la base d’une réforme construite de façon unilatérale par le Ministère du Travail. Ce serait prendre le risque de mettre en place un système éloigné de la réalité et des besoins des travailleuses et des travailleurs, et sans considération pour les acteurs de la prévention.

Nous avons collectivement les solutions pour un système qui soit en capacité de remplir toutes ses missions. Il est urgent de les soumettre au débat, par une concertation loyale et constructive.

Par ailleurs, l’ouverture d’une négociation sur la qualité du travail doit être l’occasion de discussions réelles sur les enjeux du travail : son organisation, son sens et sa finalité. Les difficultés rencontrées par les travailleurs dans leur travail ne seront pas éliminées par de simples « chartes d’intentions » mais par une véritable prise de conscience de l’impact des modes d’organisation du travail sur la santé et la sécurité des travailleurs.

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FO appelle à préserver l’assurance chômage paritaire

Force Ouvrière déplore l’attitude des organisations d’employeurs qui, en annonçant la suspension de la négociation d’assurance chômage, peuvent conduire le gouvernement à reprendre la main sur la convention d’assurance chômage.

Force Ouvrière conteste, depuis le début, le cadrage imposé par le gouvernement qui, en contrepartie de l’annonce de son intention d’instaurer un « bonus-malus » dont on ne connaît pas le mécanisme, conduirait à faire porter sur les demandeurs d’emplois 1 à 1,3 milliard d’économies annuelles par la remise en cause de leurs droits. Ce faisant, le gouvernement laisse à penser que ce sont les chômeurs et le système d’assurance qui seraient responsables du chômage.

FO déplore également que les employeurs n’aient pas pris la peine d’examiner sérieusement les propositions syndicales, dont celle de Force Ouvrière, en matière de « bonus – malus » visant à supprimer les abus d’embauches en contrats courts et ainsi à réduire la précarité.

FO rappelle que depuis l’accord de mars 2017, une convention trisannuelle est en cours d’application, jusqu’en 2020, et que cette convention contient des dispositions tant en matière de recettes que de dépenses représentant une réduction du déficit annuel de l’ordre de près d’un milliard d’euro. En conséquence, FO appelle à la raison et à laisser se dérouler librement la négociation. FO milite comme elle l’a toujours fait pour préserver et renforcer l’assurance chômage paritaire.

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Action logement : un investissement volontaire de grande ampleur en faveur du logement des plus modestes

Au moment où la France traverse une crise inédite, notamment une crise du logement sous des formes différenciées en fonction des territoires, les Organisations Syndicales et Patronales d’Action Logement ont décidé unanimement le 9 janvier 2019 de mettre en œuvre un plan d’investissement de 9 milliards d’euros.

Ce plan ambitieux complémentaire à l’investissement réalisé au travers de la convention quinquennale du 18/01/2018 est une réponse forte aux questions concrètes de pouvoir d’achat des salariés aux revenus les plus modestes. Il répond également aux impératifs d’adaptation des logements dus au vieillissement et à la dépendance des salariés retraités.

Il réserve en outre une part à la transition écologique et énergétique dont le but est de baisser les charges des locataires.

Pour ce faire, sept axes prioritaires ont été retenus :

Améliorer la performance énergétique des logements (1 milliard d’euros)
Favoriser la mobilité (350 millions d’euros)
Aménager un habitat plus inclusif (2 milliards d’euros)
Transformer les bureaux vacants en logements (2,5 milliards d’euros)
Améliorer l’habitat dans les Outre-mer (1,5 milliard d’euros)
Produire plus et moins cher (2 milliards d’euros)
Agir contre la dégradation de l’habitat ancien (1 milliard d’euros)

Cette action construite depuis plusieurs mois entre les Organisations Syndicales et Patronales d’Action Logement a été menée de manière exemplaire grâce au paritarisme et à la volonté de répondre aux attentes des salariés.

FO remercie tous ses administrateurs, au plus près du terrain et au contact de la réalité quotidienne, qui ont contribué largement, par leurs actions à ce que plan puisse être élaboré.

FO s’engage à soutenir et à suivre l’application stricte de ce plan d’investissement qui apporte par le logement des réponses aux besoins des salariés concernés.

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EN FORME ET EN FORCE POUR 2019

L’ année 2018 aura marqué FO. L’exergue du clip vidéo commémorant les 70 ans de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière fut opportunément choisie (voir ci-contre).

Les principes de liberté et d’indépendance de notre confédération syndicale ne pouvaient être mis en cause et nos statuts ont révélé leur force et leur modernité. En un mois, nous avons su prendre, démocratiquement, les mesures pour remédier, sans conteste, à ce qu’il faut bien appeler une crise. À ceux qui se souciaient, ou faisaient mine de se soucier, des traces qu’elle pourrait laisser, nous avons pu affirmer que FO était à nouveau « en forme et en force ». Nous avons, bien sûr, été immédiatement interpellés à propos du mouvement des gilets jaunes. Il trouve son origine dans les fins de mois difficiles, les petits salaires, la précarité, le chômage, les pensions qui ne suffisent pas à faire face au coût de la vie quotidienne, le sentiment d’abandon et les inégalités, que nous dénonçons de longue date. Des salariés ont pu s’en saisir, espérant se faire mieux entendre.

Pour autant, il n’est pas l’échec des syndicats. Durant la même période ont eu lieu les élections professionnelles dans la fonction publique, où 2,4 millions d’agents ont apporté leurs suffrages aux syndicats

FO, première dans la fonction publique de l’État et deuxième dans la fonction publique hospitalière, a recueilli 438 500 voix, qui s’ajoutent aux 818 393 voix portées sur ses listes dans les entreprises privées au cours du cycle 2013-2016. Au total, plus de 1,250 million de salariés, hommes et femmes, ont ainsi estimé nécessaire et utile de soutenir FO.

Être adhérent FO ce n’est pas s’abonner à une mailing liste ou à un réseau, dit social, sur Internet. Ce n’est pas faire un don à une œuvre de bienfaisance – ce qui est louable en soi. C’est s’acquitter régulièrement d’une cotisation, c’est participer aux réunions de son syndicat pour être partie prenante de son action, c’est prendre la responsabilité de représenter les membres du syndicat ou ses collègues salariés lorsque l’on s’engage un peu plus.

Chaque adhérent peut en être fier, à un moment où à l’engagement se substituent trop souvent le désenchantement, la colère vaine ou l’invective, quand ce n’est pas l’insulte, couverts par l’anonymat et l’irresponsabilité. Pour autant, nombre de salariés ne sont pas ou sont insuffisamment représentés, notamment dans les petites ou très petites entreprises, ou encore les salariés en situation de précarité, à temps partiel, en CDD ou en intérim, avec un petit salaire, ou bien en situation de chômage. Doubler le nombre de nos adhérents est un objectif que nous devons nous fixer. 2018 fut aussi une année de congrès confédéral. Nos orientations et revendications ont été réaffirmées et actualisées, elles sont notre feuille de route. Alors, libres et indépendants, en forme et en force, meilleurs vœux pour 2019 !

« Si l’homme veut être une personnalité libre, les organisations qu’il constitue doivent être des organisations libres », Léon Jouhaux.

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