À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, FO Métaux appelle toutes les entreprises à faire de la prévention du mal-être au travail une priorité. Selon le baromètre Qualisocial 2025, 91 % des salariés estiment que la santé mentale doit être un enjeu majeur pour leur employeur. Et pour cause : en 2023, les maladies psychiques d’origine professionnelle ont augmenté de 25 % d’après Santé publique France. « Le sujet de la santé mentale est longtemps resté tabou dans les entreprises, constate Géraldine Gomiz, secrétaire fédérale FO Métaux en charge notamment de la Santé-Sécurité. Aujourd’hui, il n’est cependant plus possible d’ignorer les situations de mal-être tant elles sont visibles : burn-out, arrêts longs, souffrances liées à la désorganisation ou à la pression. Pour faire face à ce phénomène grandissant, il est essentiel d’agir sur les causes organisationnelles et ne pas se limiter à proposer des solutions individuelles. »
Repérer les signaux faibles et accompagner les salariés
De nombreuses entreprises ont commencé à s’emparer du sujet, mais il reste encore trop souvent cantonné à des actions symboliques. Pour FO Métaux, la prévention passe avant tout par une réflexion sur l’organisation du travail et par un véritable dialogue social, seul capable de faire remonter les difficultés rencontrées par les salariés et d’y apporter des réponses concrètes. Dans les entreprises de la métallurgie, les équipes FO sont en première ligne pour repérer les signaux faibles et accompagner les salariés en difficulté. Leur proximité avec les effectifs leur permet d’agir concrètement en alertant sur les dérives organisationnelles, en défendant le droit à la déconnexion, en exigeant des évaluations des risques et en négociant des accords sur la qualité de vie au travail.
Se former pour mieux agir
Pour aller plus loin dans la prévention, l’APSAC propose à toutes les équipes FO de la métallurgie des formations dédiées à la santé et à la sécurité au travail, avec un module spécifique sur la santé mentale. Ces formations sont parfaitement adaptées aux élus des CSE, aux membres des CSSCT, aux délégués syndicaux, aux représentants de proximité et aux représentants syndicaux. Pour en savoir plus : contact@apsac-formation.fr
Les négociations sur la grille des minima de la branche de la récupération se sont tenues le 3 octobre 2025.
La délégation patronale a présenté un panorama conjoncturel difficile, marqué par une baisse du chiffre d’affaires et une limitation des exportations imposée par l’Europe.
Pour FO Métaux, si ce contexte économique est bien réel, il ne doit pas faire oublier la situation préoccupante des salariés, confrontés à la hausse constante du coût de la vie.
C’est pourquoi notre organisation n’a eu de cesse de revendiquer une augmentation de 2,5 % sur l’ensemble de la grille des minima.
Des avancées obtenues grâce à la constance de FO
Après de multiples suspensions de séance et une première proposition patronale limitée à seulement 1 %, FO a fermement exprimé son désaccord.
Grâce à la détermination de nos négociateurs, les discussions ont finalement abouti à une hausse de 1,5 % sur toute la grille, assortie d’une clause de revoyure pour ajuster les minima en cas d’évolution du contexte économique.
Cet accord, que FO signera, constitue une revalorisation significative pour les salariés, notamment les plus fragiles, dans un contexte économique tendu. Il montre qu’une négociation menée avec constance et réalisme peut aboutir à des résultats concrets pour le pouvoir d’achat.
FO Métaux, le syndicat du progrès et du réformisme social.
Alors que les enjeux climatiques s’intensifient, le Centre Technique Industriel de la Construction Métallique (CTICM) met l’accent sur la transition environnementale avec une ambition : faire de la construction métallique un acteur clé de la transition bas carbone et de l’économie circulaire.
Faire des défis représentés par la décarbonation et l’industrie verte une opportunité, telle est la philosophie prônée de longue date par FO Métaux. C’est dans la même optique que le Centre Technique Industriel de la Construction Métallique (CTICM) place son action. Il vient de l’illustrer en dévoilant une présentation sur l’innovation et la transition environnementale dans l’industrie de la construction métallique, dans le cadre de son Contrat d’Objectifs et de Performance (COP), signé en juillet 2024.
L’exigence est d’autant plus forte que le secteur fait face à des exigences réglementaires croissantes (RE2020, loi AGEC, etc.).
Pour la secrétaire fédérale Géraldine Gomiz, qui siège au conseil d’administration au nom de FO, ce document offre des arguments pour soutenir ce qui est une évidence pour les métallos FO : « accompagner les constructeurs métalliques dans les profondes transformations en cours dans leur secteur n’est pas seulement un impératif écologique, mais aussi une occasion de moderniser les pratiques tout en restant compétitifs. » Ceci exige une réflexion solide sur des pans de l’activité aussi divers que la conception des ouvrages, la réutilisation des matériaux existants, la fabrication, le transport, ou encore le montage final des œuvres.
Être vert et compétitif
Comme le rappelle le CTICM, deux des trois axes stratégiques du développement de la filière embrassent pleinement la transition environnementale. En premier lieu, il s’agit d’encourager la mixité des matériaux. Le CTICM mise sur la complémentarité entre acier, béton et bois pour concevoir des structures plus légères et durables et à moindre impact environnemental. Le centre développe et diffuse de nouvelles méthodes de calcul, de conception et d’évaluation carbone adaptées à ces approches hybrides. L’objectif est clair : permettre à la construction métallique de devenir un moteur de la construction bas carbone sans pour autant obérer sa compétitivité.
Autre priorité : faire du réemploi un levier majeur de l’économie circulaire en l’intégrant dans les pratiques courantes. Prolongeant les actions du COP 2020-2023, le nouveau document regroupe les premières recommandations professionnelles pour encadrer la réutilisation d’éléments structuraux en acier. Ce référentiel, validé par la Commission Prévention Produits de l’Agence Qualité Construction, définit un processus strict de requalification pour garantir des performances mécaniques équivalentes à celles du neuf. Cette validation ouvre la voie à l’assurabilité automatique des pièces issues du réemploi, un enjeu et une avancée majeurs pour la filière ! Le dispositif sera prochainement complété par une plateforme numérique reliant détenteurs et requalificateurs, un laboratoire mobile pour les tests sur site et une certification des entreprises spécialisées. Dans le cadre de la RE2020, ces composants bénéficient d’un atout supplémentaire : ils sont considérés comme à impact carbone nul sur l’ensemble de leur cycle de vie. Le CTICM suggère également de s’appuyer sur les atouts existants de la filière, tels que les bureaux d’études intégrés performants.
L’innovation au service de la transition
Toutes ces initiatives viendront renforcer le troisième axe du COP : renforcer la souveraineté technique et la résilience de la filière, notamment en aidant les entreprises à rester à jour par rapport aux réglementations. « Avec ce plan d’action, résume Géraldine Nivon, le CTICM trace la voie d’une transition pragmatique, fondée sur la science, la coopération et la montée en compétences. L’enjeu est de concilier robustesse technique, innovation et responsabilité environnementale. » La filière de la construction métallique, longtemps perçue comme énergivore, entend désormais devenir un maillon exemplaire de la décarbonation et de l’économie circulaire.
Une filière bien charpentée
La construction métallique en France, ce sont près de 800 entreprises employant pas moins de 25 000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires annuel de 4,3 milliards d’euros. Ce secteur de haute technicité consomme plus de 800 000 tonnes d’acier chaque année. Derrière elles, ce sont aussi des filières amont, comme la sidérurgie, qui ont un chantier majeur à réussir pour permettre à l’ensemble de la métallurgie de devenir pleinement une industrie verte.
La Fédération FO de la Métallurgie publie aujourd’hui sonManifeste pour une industrie satellite française et européenne. Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine, une compétition technologique et économique accrue, et par les défis de l’urgence climatique, le spatial doit être reconnu comme un pilier de notre souveraineté, de notre sécurité et de notre avenir économique.
Nous sommes face à un constat alarmant : l’Europe et la France décrochent. Alors qu’elles figuraient parmi les leaders mondiaux il y a quinze ans, elles dépendent désormais de solutions étrangères pour leurs communications critiques et leurs lancements spatiaux.
Chaque retard renforce notre dépendance et affaiblit notre autonomie stratégique.
FO Métaux appelle à un sursaut collectif autour de cinq priorités :
Une gouvernance européenne claire et efficace ;
Un investissement pérenne, fléché et suffisant pour atteindre la masse critique ;
L’impérieuse nécessité d’assurer la sécurité de la France, de l’Europe et la protection de leurs intérêts stratégiques ;
Un appui fort aux nouveaux modèles économiques et services spatiaux ;
L’intégration du spatial dans les enjeux environnementaux et sociétaux (climat, débris, mobilité).
Avec ce manifeste, FO Métaux défend une ambition spatiale européenne crédible, alliant puissance industrielle, innovation, emploi et durabilité.
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EDWIN LIARD, secrétaire fédéral en charge de l’aéronautique et du spatial :
Alors qu’en France nous attendons encore la composition d’un nouveau gouvernement, la Chine fragilise chaque jour un peu plus notre industrie. Plus aucun secteur ne semble lui résister : l’acier, l’automobile, le spatial, le nucléaire… Même les domaines de très haute technologie pour lesquels les pays occidentaux se croyaient protégés sont menacés. Un article du Figaro rappelle que la Chine concentrera bientôt à elle seule la moitié de la production industrielle mondiale. Gavée de subventions publiques, l’industrie du colosse asiatique ne respecte aucune norme écologique ou sociale. Ses importations envahissent tous les pays européens, qui jouent les meilleurs élèves de la transition écologique sans mettre en place de véritables mesures pour protéger leurs entreprises et leurs emplois.
La Chine veut remplacer notre industrie
Selon la Banque de France, les importations chinoises en Europe auront augmenté de 12 % sur un an fin 2025. Désormais plus personne ne l’ignore. François Bayrou lui-même l’avait affirmé en janvier dans sa déclaration de politique générale : « C’est une stratégie programmée depuis dix ans et dont le but, la conséquence et la visée sont purement et simplement de remplacer notre industrie. » Un an après le rapport Draghi qui tirait le signal d’alarme sur le déclassement industriel européen, les réponses n’ont pas été à la hauteur. L’Union européenne peine à prendre la mesure du danger existentiel que nous affrontons et les plans sectoriels ne sont pas suffisamment ambitieux.
Le futur ministre de l’Industrie doit agir au plus vite
Au niveau national et européen, des mesures d’urgence doivent être prises, avec en premier lieu un moratoire sur les normes de décarbonation pour certains secteurs comme la sidérurgie et une mobilisation générale pour la réindustrialisation de l’ensemble de nos acteurs économiques. En France, dès que le prochain ministre de l’Industrie sera nommé, il devra s’y atteler sans attendre. Chaque jour perdu nous enfonce davantage.